Il y a des choses que Silvia Steinebach considère comme évidentes. Par exemple le fait de maintenir des patients atteints de maladies incurables le plus longtemps possible chez eux. «Personne n’a envie de mourir à l’hôpital», nous lance la praticienne de Hainzell, petite bourgade à proximité de Fulda. Lorsqu’un de ses patients souffre d’une insuffisance cardiaque ou rénale et peine à sortir de chez lui, elle fait le déplacement. ­Financièrement, ce n’est pas rentable, car elle ne facture que 38,50 euros. Elle gagnerait beaucoup plus en restant au cabinet. Mais pas question pour elle de laisser ses patients âgés livrés à eux-mêmes.