«Les mobilisations qui essaiment en Suisse et ailleurs en Europe frappent les observateurs par leur ampleur, leur jeunesse et leur ton radical» [1]. Les Klima-Demos / manifs pour le climat / marce per il clima du 2 février dans les villes de Suisse ont rassemblé quelque 40 000 participants. Parmi les injonctions lancées sur des centaines de pancartes et autres bannières: «Les dinosaures aussi pensaient qu’on avait le temps», «La planète, tu la préfères bleue ou cuite?», «Il n’y a pas de planète B». Plus politique: «Sauver la banquise plutôt que les banques» (on sait que la glace des deux pôles fond à grande vitesse). Et de nombreuses expressions déplorant que les politiques dorment, même si le Parlement de Bâle-Ville et d’autres ont proclamé l’urgence climatique.