La punition des climato-certains?
Connaissez-vous La punition de Tahar Ben Jelloun (2018), écrivain marocain lauréat en 1987 du prix Goncourt? L’écrivain raconte sa propre aventure lorsqu’après avoir souhaité pacifiquement plus de libertés dans la capitale de son pays, jeune étudiant en philosophie, il a été enrôlé de force pour son «service militaire» dans une bourgade perdue, comme 93 autres jeunes «punis» pour des motifs analogues. En fait, ce service militaire était un camp de redressement, avec à sa tête un officier et des subalternes sadiques, adeptes de brimades inutiles, violentes, visant à les faire obéir et se taire… ou mourir (on y a enterré vivant, fait des exercices de guerre à balles réelles, et certains en sont morts). Tout cela dans une illégalité certaine, mais que le consensus social couvrait, obligé d’accepter le régime royal de l’époque. Tahar s’en est sorti, a fait sa carrière d’écrivain, et raconte 50 ans après, juste parce qu’il lui a fallu ce délai pour trouver les mots!