En pleine deuxième vague de la pandémie de coronavirus, la nouvelle tombe: le nombre de personnes qui meurent directement du réchauffement climatique et de l’utilisation de combustibles fossiles qui en découle continue d’augmenter d’année en année (en 2019: 7,5 millions au niveau mondial). Les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales liées au climat sont en augmentation constante, et il en va de même pour les absences au travail dues au réchauffement climatique (en 2019: 302 milliards d’heures dans le monde) [1]. Parallèlement, les principaux paramètres climatiques ont continué à se détériorer: par rapport à 1950, la température annuelle a augmenté de 1,2 °C dans le monde et de 1,7 °C en Suisse. La concentration mondiale du principal gaz à effet de serre, le CO2, est passée de 250 à 410 ppm [2].