«Ne serait-il pas mieux que le détenteur de la puissance publique se limite, de manière générale, à créer les conditions qui garantissent la plus grande marge de manœuvre possible aux connaissances et à l’initiative des individus de telle sorte qu’ils puissent eux-mêmes les planifier afin de parvenir au meilleur résultat?» Telle est la question qu’avait posée en 1944 l’économiste et futur titulaire du prix Nobel Friedrich A. Hayek dans un contexte de lutte entre économie planifiée et libéralisme [1]. 70 ans plus tard, notre situation actuelle est certes différente, et pourtant, les conclusions du Conseil fédéral rappellent un peu l’avis de Hayek lorsque notre gouvernement écrit que, du point de vue macroéconomique, «il n’est pas nécessairement optimal» que l’Etat possède et dirige lui-même des entreprises [2]. Néanmoins, des tendances contraires à ce principe se manifestent actuellement dans de nombreux secteurs économiques [3].