S’il faut faire preuve de prudence à la lecture des analyses coût-bénéfice – complexes – établies pour calculer la rentabilité des mesures de prévention, différentes études [3, 4] montrent systématiquement un retour sur investissement positif. En Suisse, ce sont environ 2,2% des dépenses de santé qui sont investis chaque année dans la prévention, un chiffre inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE [5]. Chaque franc investi dans le domaine de la prévention du tabagisme produit un retour sur investissement de CHF 28 à 48; pour la consommation d’alcool à risque, ce chiffre atteint CHF 11 à 29 [5]. A cela s’opposent des coûts économiques annuels de près de CHF 8 milliards causés par l’addiction. Le tabagisme occupe clairement la première place avec près de CHF 4 milliards, suivi de la consommation d’alcool avec près de CHF 2,8 milliards [6].