Au cours de sa longue histoire mouvementée, la médecine n’a souvent pas été considérée uniquement comme une science. On parle aussi d’«ars medica», donc de l’art de guérir, comme si le médecin était une sorte de Léonard de Vinci – qui, il est vrai, outre ses chefs-d’œuvre artistiques, maîtrisait très bien l’anatomie humaine. Quoi qu’il en soit, le patient est toujours plus que la somme de ses résultats de laboratoire. En médecine, l’humain est toujours au centre et la relation entre médecin et patiente centrale pour le succès du traitement. Difficile ici de s’imaginer un «ménage à trois» avec un robot. La numérisation est-elle judicieuse dans la médecine?