Des études montrent que la bonne conduite de l’entretien, comme c’est le cas pour l’entretien motivationnel, peut contribuer à une prévention efficace dans la médecine de premier recours [1]. L’entretien motivationnel combine l’écoute centrée sur le patient avec des interventions spécifiques. L’objectif est de clarifier et de renforcer la propension au changement chez les personnes affichant des comportements à risque. À l’origine, l’entretien motivationnel a été développé par Miller et Rollnik [2] à la fin des années quatre-vingt pour le traitement des maladies de l’addiction. Entre-temps, cette méthode s’est établie dans d’autres domaines de la promotion de la santé. L’efficacité de l’entretien motivationnel a été analysée dans de nombreuses études [3] et les données probantes montrent qu’il s’agit d’un outil efficace pour encourager les changements de comportement. Une méta-analyse réalisée en 2018 [3] a montré une efficacité élevée de l’entretien motivationnel, en particulier dans les domaines de l’abus d’alcool, du tabagisme, de la consommation de drogues et de l’obésité ou du manque d’activité physique. D’autres études montrent que si les médecins sont bien formés à la communication, ils contribuent à améliorer significativement l’adhésion des patients au traitement [4].