Environ 44 000 personnes atteintes d’hépatite B chronique et 40 000 personnes atteintes d’hépatite C chronique vivent en Suisse [1]. Dans le cas de l’hépatite C, on estime qu’un bon tiers des personnes atteintes ne sont pas diagnostiquées. Une étude menée auprès de patients sous traitement de substitution aux opiacés dans le canton d’Argovie a révélé que dans un quart de cette population à haut risque, aucun test de dépistage de l’hépatite C n’a jamais été effectué et que dans un cinquième des cas positifs, aucune détection virale n’a suivi le dépistage positif (voir fig. 1) [2]. Ceci, bien que des recommandations de test claires soient disponibles depuis des années [3].