Le professeur Silke Gillessen, directrice de l’Institut oncologique de la Suisse italienne (IOSI) à Bellinzona, a présenté un aperçu remarquable sur les développements des dernières années dans le traitement du cancer de la prostate [1]. Il existe désormais de nombreuses options thérapeutiques et recommandations. Ce type de cancer est le plus fréquent chez les hommes: rien qu’en Suisse, plus de 7 000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année [2]. Les décisions thérapeutiques actuelles dans le domaine du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) dépendent fortement de la manière dont les patients ont été traités à un stade antérieur de la maladie. Le cancer de la prostate métastatique hormono-sensible (mHSPC) fait appel à un traitement de suppression androgénique (ADT). Cela consiste à faire baisser le taux d’hormones androgènes masculines par des médicaments ou une opération. Cette hormonothérapie suppressive s’est rapidement développée et offre aujourd’hui aux patients diverses options combinées: l’ADT associé au docétaxel, l’ADT associé aux inhibiteurs de la voie de signalisation du récepteur des androgènes (ARPI) et enfin la triple combinaison ADT, docétaxel et ARPI. Lorsque l’hormonothérapie ne peut plus retenir la progression de la maladie, la question se pose de savoir comment le mCRPC doit être évalué en première ligne, sur la base du traitement préalable.