Les chroniques précédentes ont surtout mis en évidence la dimension dialogique de la communication et ont démontré son importance à l’aide d’exemples. Aujourd’hui, il sera question d’une mission qui semble contradictoire: la personne la mieux informée doit renseigner son interlocuteur en espérant que les connaissances nouvellement transmises l’aideront à prendre des décisions judicieuses [1]. Comme on le verra, cette voie présumée à sens unique devra elle aussi être élargie à deux voies. Transmettre des informations de A à B requiert en effet de fermer la boucle: «Qu’ai-je compris de ce que tu m’as dit, qu’as-tu compris de ce que je t’ai dit?»