Les médicaments biosimilaires ne représentent que 15% du chiffre d’affaires de tous les médicaments biologiques pour lesquels au moins un biosimilaire est autorisé en Suisse [1]. Dans d’autres pays, ils sont beaucoup plus souvent prescrits. Ainsi, au Danemark par exemple, les biosimilaires représentent environ 90% de la quantité totale de principes actifs vendus [2, 3]; en Allemagne, ce sont presque 60% [1]. Un Health Technology Assessment (HTA) récent confirme, en s’appuyant sur l’exemple de l’infliximab, que les biosimilaires ne sont que timidement utilisés en Suisse. Il montre également les économies que pourrait apporter une plus large utilisation des biosimilaires [4].