Yvonne Gilli Dre méd., présidente de la FMH
En élisant le nouveau Parlement en octobre 2023, les citoyennes et citoyens ont redistribué les cartes de la politique fédérale – et donc aussi de la politique de santé. La nouvelle répartition des sièges au Parlement et dans les différentes commissions aura un impact sur l’avenir de notre système de santé. Fraîchement élu, le nouveau Parlement n’a d’ailleurs pas attendu et a pris dès sa première session une décision d’une portée considérable. Il a adopté un projet de réforme en discussion depuis 14 ans: le financement uniforme des prestations ambulatoires et hospitalières (EFAS). Jusqu’à la fin, cette réforme importante a été largement attaquée, aussi dans la presse, et menacée de référendum. Au Parlement, les oppositions n’ont mobilisé qu’une faible minorité, certes bruyante mais insuffisante. Au Conseil national, une majorité confortable de 141 voix a pris le pas sur les 42 opposantes et opposants tandis qu’au Conseil des États, les trois oppositions (Maillard, Hurni, Sommaruga) n’ont pas tenu face aux 42 votes favorables au financement uniforme.