Bianca Kraus n’a rien contre les nuits de garde en général. Mais quand cette infirmière travaillait en salle de réveil à l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ), on ne lui octroyait qu’un jour et demi de congé après un service de garde de cinq à six nuits et elle enchaînait souvent avec le service du matin. «Ça m’a épuisée», raconte cette femme de 37 ans, qui passait ses jours de congé à dormir.