La transformation numérique s’infiltre dans toujours plus de domaines de la vie, et le secteur de la santé n’y échappe pas. Actuellement, plusieurs projets menés en parallèle par la Confédération visent cette évolution. Nommément, il s’agit de deux révisions du dossier électronique du patient (DEP) [1], du programme DigiSanté [2] et de la révision partielle de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh) [3]. Cette dernière jette les bases de l’ordonnance électronique, dont l’usage est censé devenir monnaie courante. Elle prévoit également un plan de médication pour les patientes et les patients. Du point de vue de la politique professionnelle, nous considérons que cette révision revêt une très haute importance, car la mise en place d’un processus de médication numérique implique la collaboration électronique de plusieurs fournisseurs de prestations.