L’Académie suisse des sciences médicales a publié des directives pour l’évaluation de la capacité de discernement dans la pratique médicale. A l’exception des cas évidents comme les nourrissons ou les personnes inconscientes, la totalité des patientes et patients est présumée capable de discernement jusqu’à ce qu’il existe des doutes fondés à l’appui du contraire. Cette capacité recouvre différentes aptitudes complexes: il faut non seulement être en mesure de saisir, comprendre et analyser les informations pertinentes, mais aussi de prendre une décision sur cette base, de la communiquer et de la défendre.1 Pour l’amour du ciel! En tenant compte d’exigences pareilles, je n’ai même pas une ombre de capacité de discernement quand j’examine ma penderie chaque matin.