Une équipe soutenue par le Fonds national suisse a développé un modèle mathématique qui prédit le risque de congestion hospitalière lié à la grippe en fonction de la météo, publié dans Journal of the Royal Statistical Society. Elle a confronté des données météorologiques et les cas de grippe enregistrés chaque jour durant trois ans au CHUV. Les valeurs extrêmes ont été prises en compte, car elles peuvent indiquer un risque de congestion pour les hôpitaux, valeurs utiles à la planification des ressources. Concrètement, le modèle, qui prédit le risque de congestion trois jours plus tard (temps d’incubation), indique le nombre de cas positifs qui pourrait être dépassé avec une probabilité de 1, 5 ou 10%. Il donne aussi la valeur maximale du nombre de cas positifs susceptible d’être observée à 10 ou 30 jours. Une évolution à la hausse signale que l’épidémie va vers un pic. Le modèle est applicable aux autres virus saisonniers, notamment aux coronavirus et au virus respiratoire syncytial.