Les consultations en présence d’un interprète sont délicates à gérer. C’est le constat d’une récente étude de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) [1]. «Médecins et personnel soignant font fréquemment état de problèmes de communication avec les patients. La communication est encore plus difficile lorsque des interprètes sont nécessaires à la compréhension», résume Gertrud Hofer, ancienne professeure à l’Institut de traduction et interprétation de la ZHAW et auteure de l’étude. Elle a analysé une vingtaine d’extraits d’entretiens issus de consultations avec des patients parlant l’albanais ou le turc menées et filmées aux Hôpitaux universitaires de Berne, Bâle et Zurich.