Chaque année, pas moins de 3000 médecins font reconnaître leurs diplômes étrangers par la Commission des professions médicales (MEBEKO). En Suisse, aujourd’hui, un médecin sur trois possède un diplôme étranger. Le nombre de médecins originaires de pays où l’allemand, le français et l’italien ne sont pas parlés a fortement augmenté au cours des dix dernières années, tout comme les problèmes de communication. Le manque de compréhension entre le médecin et le patient, ou au sein d’une équipe, augmente le risque de situations potentiellement dangereuses. C’est la raison pour laquelle la FMH et l’ISFM sont intervenus avec énergie dans le cadre de la loi sur les professions médicales (LPMéd) en faveur d’une réglementation efficace visant à garantir les compétences linguistiques, avec toutefois un succès mitigé. Si la LPMéd mentionne dés­ormais «des connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de la profession», personne ne s’attendait à ce que le Conseil fédéral n’accepte que les trois options suivantes dans le droit d’exécution pour prouver les compétences linguistiques: un diplôme de langue reconnu au niveau international, qui ne doit pas dater de plus de six ans (au moins B2); un diplôme universitaire ou un titre postgrade obtenu dans la langue correspondante; ou une expérience professionnelle en tant que médecin de trois ans dans la langue correspondante.