Comme le rappelle la professeure genevoise Sophie Pautex, co-fondatrice de la «plateforme nationale de recherche en soins palliatifs» et membre de la commission d’évaluation du programme de soutien de l’ASSM, on ne comptait en 2008 que 12 articles sur le thème des soins palliatifs publiés par des équipes de recherche suisses. Un chiffre modeste par rapport à l’importance des soins palliatifs dans le quotidien médical. En effet, en Suisse, près de 90% de la population décède aujourd’hui non pas de mort subite, mais après une période de maladie et de soins. La fin de vie est ainsi, pour la plupart des personnes, un processus de durée variable.