Infertilité

Selon la définition de l’OMS, un couple serait infertile s’il est dans l’incapacité d’obtenir une grossesse au terme d’un an de rapports sexuels sans moyen contraceptif. L’OMS et la plupart des pays définissent l’infertilité comme une maladie, puisque la fonction biologique normale est défaillante [1]. L’infertilité idiopathique et l’infertilité sociale (ex.: couple de même sexe) sont de plus en plus courantes. La question de savoir si l’infertilité est acceptée comme une maladie doit être évaluée d’un point de vue éthique en raison des graves conséquences psychologiques et médicales de l’absence involontaire d’enfant qu’elle entraîne [2]. Les femmes qui restent involontairement sans enfant ou qui font des fausses couches sont nettement plus susceptibles de souffrir de dépression grave, de maladies psychologiques et de stress [3, 4]. L’absence d’enfant réduit l’espérance de vie et augmente la mortalité due aux maladies cardiovasculaires chez les femmes [5]. D’après les estimations, 15 à 20% des couples sont dans l’incapacité de satisfaire leur désir d’enfants [6].