La première fois que j’ai entendu le terme de «patients vulnérables», j’ai été un peu déconcerté: Tous les patients ne sont-ils pas vulnérables justement parce qu’ils sont atteints dans leur santé? La journée d’éthique à l’Hôpital universitaire de Zurich en février dernier m’a permis d’approfondir la question. Cette journée de réflexion, consacrée à la situation des patients vulnérables dans les hôpitaux de soins aigus, m’a fait réaliser que le terme vulnérable ne s’appliquait pas de la même façon à tous les patients. La vulnérabilité se définit de beaucoup de différentes manières, mais en substance, elle implique que contrairement aux patients dits «robustes» atteints d’une maladie spécifique, les patientes et patients vulnérables sont plus fragiles ou désavantagés notamment en raison de leurs connaissances linguistiques, leur formation, leur santé psychique, leur handicap ou leur précarité économique.