Plusieurs thèmes sont appelés à nous occuper au-delà de la prochaine pause estivale, bien méritée, et l’un d’entre eux sera certainement le COVID. Sur l’année 2020, le virus s’est hissé à la 2e place des causes de décès clairement identifiables et influençables, juste derrière le tabac. Il est pour l’heure difficile d’estimer combien de ressources nos systèmes de santé et de sécurité sociale devront consacrer à la maîtrise du COVID long. Toutes les contagions intervenant dans le cadre de l’activité professionnelle, en particulier dans le domaine de la santé, doivent entrer dans la catégorie maladie professionnelle. Ce d’autant plus que, comme le montrent les rapports d’évaluation 2020, il y avait pénurie de matériel de protection et de produits désinfectants, notamment parce que le plan national de pandémie, édité en 2018, avait été peu lu et peu suivi. Trop souvent, la volonté d’économiser à court terme prévaut. Or ce type d’économies, en accroissant le nombre de contagions et de décès, finit par nous coûter un multiple de ce qu’aurait coûté un investissement réfléchi au départ, sans même parler des conséquences des mesures contre le COVID pour l’économie.