Un changement de cap des mécanismes de réglementation de la médecine hautement spécialisée (MHS) en Suisse s’imposerait d’urgence. On s’exposerait à une perte de qualité et à une absence de répartition des prestations sur l’ensemble du territoire, s’inquiètent les quatre auteurs d’un article paru dans le Bulletin des médecins suisses [1] qui exercent tous dans deux hôpitaux cantonaux du sud-est de la Suisse. Leur prescription: le remède tient dans une stratégie qui utilise les réseaux et garde en vue les besoins des patients. Les auteurs recommandent de définir des hôpitaux centraux pour les prestations MHS. Leurs exigences sont déjà partiellement satisfaites par la MHS ou ne sont pas réalisables, notamment pour des raisons juridiques.