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Du point de vue médical, la question des prestations superflues est en premier lieu une question de qualité – et les questions qualitatives ne se résolvent pas au moyen d’un levier quantitatif mis en place au niveau politique [1]. Pour être efficaces, les mesures contre les prestations superflues doivent être adaptées et spécifiques et, avant tout, respecter l’individualité des patientes et des patients. Le corps médical se consacre depuis des années déjà à la qualité de l’indication, c’est-à-dire à l’adéquation et à la nécessité des interventions médicales [2-4]. Par conséquent, le thème de la surconsommation, à savoir éviter les «soins qui ne sont d’aucune utilité pour le patient ou dont les risques dépassent le bénéfice potentiel» [5], joue également un rôle central dans les activités de qualité des médecins. Les différentes approches suivies par le corps médical pour honorer cet engagement sont exposées dans le présent article, à savoir (A) renforcer les compétences des patients, (B) renforcer celles des médecins et (C) offrir de bonnes conditions cadres à la prise en charge médicale; ce trois axes sur lesquels agir pour soutenir la diminution du nombre de prestations superflues. Toutes ces approches ont en commun de mettre au centre le bénéfice pour les patients et de s’attaquer de manière ciblée aux causes de la surconsommation de soins.