L’expression «Helping hands are better than talking mouths» («mieux vaut des mains qui aident que des bouches qui parlent») est de Pasang Lhamu Sherpa, la directrice de l’Hôpital Pasang Lhamu-Nicole Niquille à Lukla au Népal. Cet hôpital désormais géré par des Népalais, installé à 2800 mètres d’altitude dans la vallée du Khumbu qui entoure par le sud le plus haut sommet du monde, a été construit grâce au soutien de la Fondation Nicole Niquille basée en Suisse. La citation de Pasang Lhamu Sherpa est également le titre du livre Hôpital de montagne [1] consacré à l’Hôpital de Lukla. Avec cette expression, la directrice de cet établissement nous fait bien comprendre qu’une aide concrète, manuelle, est plus précieuse que de beaux discours sans lendemain. En tant que médecin, j’ai utilisé mes mains des milliers de fois au contact des patientes et patients pour palper des abdomens, examiner des articulations, diagnostiquer des œdèmes et des emphysèmes sous-cutanés, suturer des plaies. Mes mains me donnent des indications sur la personne que je rencontre pour la première fois. Serrer la main de mon interlocutrice ou interlocuteur m’en dit long: cette personne a-t-elle les mains froides ou chaudes, humides ou sèches, la poignée de main est-elle franche et déterminée ou au contraire légèrement hésitante?