Toute intervention médicale – qu’il s’agisse d’une prise de sang ou de l’ablation d’un myélome – constitue initialement une atteinte illicite à l’intégrité corporelle, même si elle a lieu à des fins thérapeutiques, selon la doctrine dominante et le Tribunal fédéral. Elle ne devient licite qu’avec le consentement de la patiente ou du patient. Mais même le consentement ne justifie l’intervention que si la personne est capable de discernement et a été suffisamment informée d’un point de vue juridique. On parle alors de consentement éclairé.