Trop de patients, c’est mauvais pour un hôpital, mais trop peu aussi. Il est toutefois difficile pour de nombreux établissements d’introduire une gestion des capacités efficace. «Aujourd’hui encore, de nombreux hôpitaux commettent des erreurs car ils ne pensent pas en termes de système, mais planifient à court terme et en silos», explique le chercheur Florian Liberatore, directeur de gestion du système de santé à la Haute école zurichoise de sciences appliquées. Dans la plupart des hôpitaux, la gestion des opérations se fait indépendamment de celle des lits. En raison du système DRG, le nombre d’heures d’opération à fournir par an est fixé comme un objectif de gestion par la hiérarchie. La planification dans les deux silos prend en compte les cas électifs. Les urgences continuent à arriver de manière imprévue. Par ailleurs, une certaine charge de travail est imposée sans tenir compte de la charge de travail par cas. «Les cas électifs sont trop nombreux. Ils sont entassés dans le système hospitalier», critique Florian Liberatore.