Tout le paradoxe est là: toute femme a le droit, en Suisse, d’interrompre sa grossesse durant les douze premières semaines. Passé ce délai, il doit être confirmé médicalement que la grossesse présente un risque d’atteinte grave à l’intégrité physique ou une situation de détresse morale. Et pourtant, dès qu’une femme exerce ce droit, elle commet un délit car la possibilité de mettre un terme à une grossesse sans enfreindre la loi est régie par le Code pénal.