La détérioration du système de santé est flagrante, pouvait-on lire à la une des quotidiens Tamedia à la fin janvier. Ils citaient une patiente qui se bat depuis neuf ans contre un cancer. Ce qu’elle avait déjà constaté auparavant s’est aggravé au cours des trois dernières années: le personnel a de moins en moins de temps, tout le monde se montre «laconique et le taux d’erreurs augmente» [1]. Les déclarations de ce genre sont en augmentation. Il n’y a pas que la recherche d’un médecin de famille ou d’un pédiatre qui se transforme en parcours du combattant, les services des urgences sont aussi «au bord de l’effondrement» [2], avec des conséquences douloureuses pour les patients. La prise en charge psychiatrique ne peut souvent plus être garantie, les médicaments viennent à manquer, un grand nombre de lits d’hôpitaux ne peuvent plus être exploités, les opérations doivent être reportées, les temps d’attente augmentent.