La FMH et KPMG ont mené une étude conjointe pour analyser le comportement du corps médical suisse face à la numérisation et à l’offre de services numériques de santé [1]. La première partie publiée de l’étude a permis de montrer que le corps médical est de manière générale favorable aux services numériques de santé. Les médecins qui les intègrent dans leur quotidien professionnel les utilisent surtout dans les domaines de l’administration, de la communication et de l’information, mais aussi en tant que soutien pour les traitements. Pourtant, il est fréquent que ces services numériques ne soient pas encore embarqués dans les processus des cabinets faute d’incitatifs et de standards pour une ­utilisation intégrée des données. La majorité des personnes interrogées se montrent également critiques face aux téléconsultations. La forte corrélation de plusieurs résultats (qui dépendent davantage de l’âge que du secteur d’activité, p. ex.) et le fait que les valeurs moyennes ne reflètent pas suffisamment les multiples facettes de la réalité [2] constituent une limitation de cette étude. Pour y remédier, une deuxième étape a été consacrée à une analyse de cluster afin d’identifier des groupes homogènes de médecins ayant répondu de manière similaire.