En Suisse, les sociétés pharmaceutiques sont les premières décisionnaires quant à la disponibilité de tel ou tel traitement médicamenteux. Les hôpitaux ont expérimenté les failles de cette approche dès le début des années 2000, lorsque de nombreux médicaments essentiels se sont mis à disparaître du marché suisse. Sans la révision fondamentale de la loi sur les produits thérapeutiques en 2010, l’approvisionnement aurait été défaillant au plus tard durant la pandémie. On a longtemps ignoré la menace similaire pesant sur les soins ambulatoires de par les profonds changements du marché.