En mars 2020, des images chocs faisaient le tour du monde, celles de colonnes de véhicules militaires transportant de nuit des cercueils de victimes du coronavirus depuis Bergame au crématorium voisin. La Prof. Dre méd. Dagmar Keller, à la tête de l’Institut de médecine d’urgence de l’Hôpital universitaire de Zurich jusqu’à fin juin 2023, se souvient: «On n’avait aucune idée de la façon dont se développait le virus.» Tous les hôpitaux du pays tentaient de s’adapter à cette situation d’exception et, en coulisse, tout le monde travaillait d’arrache-pied. «Quand ces images nous sont parvenues, personne ne savait vraiment ce qui arrivait», dit Sibylle Ackermann. Théologue et biologiste, elle dirige la division Éthique de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM), dont elle était porte-parole à l’époque.