L’équité en santé, longtemps parent pauvre des systèmes de santé et de la recherche, est décrite par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme «l’absence de différences évitables ou remédiables entre différents groupes de personnes, qu’ils soient définis selon des critères sociaux, économiques, démographiques ou géographiques» [1]. Elle commence cependant à prendre de plus en plus d’importance lors de décisions concernant les politiques de santé [2–4]. En effet, l’efficience et la qualité ne suffisent pas à évaluer correctement les performances d’un système de santé et seule une approche intégrative de l’équité en santé permettra de limiter les iniquités entre différentes populations ou minorités [5].