En raison de leur popularité croissante dans d’autres domaines et de l’attention accrue portée à la satisfaction des patients et à la qualité de traitement, les médecins doivent accorder davantage d’attention au thème des évaluations en ligne. La question de savoir dans quelle mesure ces évaluations peuvent réellement refléter la qualité de la consultation médicale fait l’objet d’avis divergents dans la littérature. D’une part, des études démontrent qu’il n’existe pas de corrélation entre les évaluations de patients et les critères médicaux objectifs relatifs au résultat médical [1, 2]. D’autre part, les patients sont tout à fait en mesure d’évaluer les paramètres tels que l’infrastructure, l’organisation ou l’amabilité, ces facteurs contribuant aussi à la qualification de «bon médecin» [3]. En cas d’évaluations en ligne inappropriées, les médecins se trouvent face à d’importants défis (juridiques), notamment en raison des réglementations spécifiques à la profession comme p. ex. l’obligation de respect du secret professionnel [4–6]. Souvent, ils ne peuvent pas répondre aux auteurs, les évaluations étant généralement déposées sous couvert de l’anonymat. Le droit de réponse n’est pas non plus d’un grand secours, car le médecin devrait alors se servir d’informations contenues dans le dossier médical. Sans consentement du patient ou levée du secret médical par l’autorité cantonale de surveillance, cela représenterait une violation du secret médical.