La nouvelle réglementation «l’ambulatoire avant le stationnaire» prévue par l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS) est entrée en vigueur au début de l’année [1]. Il s’agit pour l’essentiel d’une liste composée de six groupes d’interventions médicales électives devant en principe être effectuées en ambu­latoire pour être prises en charge par l’assurance obligatoire des soins. Cette liste comporte les interventions suivantes: opérations unilatérales des veines variqueuses des jambes, interventions pour hémorroïdes, opérations unilatérales de hernies inguinales, examens et interventions au niveau du col utérin ou de l’utérus, arthroscopies du genou, y compris opérations du ménisque, opérations sur des amygdales et des végétations adénoïdes. Dans certaines circonstances, un traitement stationnaire reste néanmoins possible. Par cette nouvelle réglementation, l’Office ­fédéral de la santé publique (OFSP) cherche en particulier à favoriser le transfert d’activités vers le secteur ambulatoire et à économiser des coûts. Il s’appuie en l’occurrence sur les conclusions de deux études récentes de l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) [2], selon lesquelles la proportion des interventions réalisées en ambulatoire dans les six groupes en question est passée de 42% en 2010 à 59% en 2016 au niveau suisse. L’Obsan estime qu’environ 70 à 80% des interventions effectuées en stationnaire auraient pourtant encore pu être transférées.