Le système de santé est complexe; une odyssée jalonnée de problèmes derrière lesquels se présentent pourtant des opportunités. Comment naviguons-nous entre Charybde et Scylla? Jusqu’ici, pas si mal à en croire l’Euro Health Consumer Index qui, selon le point de vue des patients, classe notre système de santé à la première place en 2019. Comment réagissons-nous au chant des sirènes de l’industrie étrangère du tabac? La commission de la santé du Conseil des Etats a fait quelques pas dans la bonne direction. Dans le domaine de la prévention et de la santé publique, l’évidence offre des possibilités supplémentaires (chiffrées en milliards de francs) de réduire les coûts directs de la santé et donc aussi de faire baisser les primes sans rationner les prestations. Du reste, les caisses d’assurance-maladie agissent de manière tout à fait rationnelle lorsqu’elles restituent aux assurés une partie de l’excédent, lui aussi chiffré en milliards, accumulé suite aux primes trop élevées fixées par l’OFSP et ce pendant des années. En effet, depuis 1996, la hausse des coûts de la santé réelle indexée est 50% plus basse. En ces temps incertains, ces remboursements permettent d’éviter des pertes, engendrées par les taux négatifs et des placements non rentables, de plusieurs centaines de millions de francs sur l’argent des primes.