Sans feed-back, impossible d’apprendre et de se développer ou de fournir des résultats optimaux de façon consistante. Les sportifs de haut niveau le savent, les pianistes concertistes aussi, chacun d’entre nous le sait depuis sa plus tendre enfance. Eh bien, c’est la même chose dans le secteur de la santé. Un exemple frappant l’illustre très bien. Une étude a montré que les équipes de chirurgie cardiaque réduisaient plus rapidement leur taux de complications en passant à une nouvelle méthode opératoire, lorsque les membres de l’équipe pouvaient donner ouvertement un feed-back et que ce feed-back était explicitement souhaité ou que les membres de l’équipe y étaient invités [1]. Dans cet exemple, les équipes gagnantes avaient développé elles-mêmes des indicateurs de performance, testé des changements de processus ciblés, analysé ces changements du point de vue de l’efficacité et, surtout, demandé explicitement d’instaurer et de vivre une culture du feed-back ouverte. Sans feed-back, pas de développement; ou du moins l’apprentissage prend beaucoup plus de temps.