Mon départ de la politique professionnelle survient au beau milieu de la crise du coronavirus dans une période plus que difficile. Notre système de santé, régulièrement en tête des comparatifs internationaux, a bien géré la première vague. La question est ouverte si nous résisterons aussi bien à la seconde. «Switzerland first» ne s’applique hélas pas seulement à la qualité de notre système de santé, mais aussi au nombre élevé de contaminations au coronavirus, ce qui nous place cette fois en tête, dans un sens négatif. Nos autorités ont-elles réagi trop tard? Ou la pondération des intérêts en jeu a-t-elle freiné les décisions plus drastiques? Difficile de le dire, mais un constat s’impose: la disponibilité et la qualité de la prise en charge médicale sont indissociablement liées aux décisions politiques.