Cher Confrère,
Dans votre courrier, vous dénoncez à juste titre le manque de participation du corps médical au développement de la stratégie en matière de cybersanté en vue de la mise en œuvre du dossier électronique du patient (DEP) en Suisse. Mais, paradoxalement et dans ce cas particulier, cette stratégie a été élaborée selon une approche strictement de haut en bas (top-down). Inversement, il serait également ambitieux de vouloir y associer le corps médical, les médecins ayant des besoins et des attentes différentes en fonction de leur spécialisation et de leur lieu de travail. La loi fédérale sur le dossier électronique du patient (LDEP) est une loi-cadre visant un archivage décentralisé mais accessible des documents importants pour le traitement du patient. Elle ne correspond à aucun système informatique précis, que ce soit pour un cabinet médical ou pour une clinique, ni elle ne remplace un tel système. La future LDEP suisse n’existe encore dans aucun autre pays. Elle est en cours d’élaboration et deviendra réalité en 2020 au plus tôt, mais plus probablement un ou deux ans plus tard pour les patients et les hôpitaux.