Les faits datent, je l’avoue. Lorsque j’ai brigué un premier poste de médecin-assistant, je savais que ce serait difficile. J’avais déjà subi une «stratégie de dissuasion» peu avant de passer ma maturité fédérale. Nous avions reçu des tracts nous incitant à ne pas étudier la médecine, le système de santé ne pouvant absorber l’arrivée massive de nouveaux médecins. On nous prédisait un avenir en tant que chauffeur de taxi ou chômeur. Nous étions la pléthore médicale.