Les thèmes à aborder ne manquent pas lorsqu’il s’agit de consacrer une rétrospective à la question de la numérisation en médecine, une question qui me préoccupe ou dont il faut que je me préoccupe. L’année dernière, la consultation relative à loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE) a permis à la Confédération de créer les bases d’une identification sécurisée sur internet et ainsi de la numérisation du passeport suisse. De toute évidence, la nouvelle identité électronique jouera un rôle important dans le quotidien des médecins. Un projet de loi visant à réglementer l’utilisation secondaire des données cliniques à des fins de recherche devrait être bouclé cette année. Il est en effet prévu de mettre en place un «système national de réutilisation et d’appariement des données médicales» qui permettrait une meilleure utilisation de ces dernières afin d’assurer l’efficience et la qualité des soins [1]. Enfin, le dossier électronique du patient (DEP) reviendra sur le devant de la scène: cinq ans après l’entrée en vigueur de la loi sur le DPE (LDEP), une révision complète sera amorcée cette année après que la constitution des communautés et des communautés de référence a rapidement mis en évidence la nécessité d’adapter le droit d’exécution, ce qui a entraîné augmentation des coûts et retards.