En vue de renforcer la lutte contre les contrefaçons de médicaments au niveau international, la Suisse a signé en 2011 la Convention du Conseil de l’Europe sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique (Convention Médicrime). Celle-ci contraint les Etats parties à poursuivre pénalement la fabrication, la fourniture et l’offre de produits médicaux contrefaits. Afin de prévenir l’introduction de médicaments falsifiés dans la chaîne d’appro­visionnement légale, l’Union européenne a également adopté la Directive sur les médicaments falsifiés (Fal­sified Medicines Directive), qui prévoit notamment l’appo­sition de dispositifs de sécurité sur les emballages de certains médicaments, permettant de vérifier que le produit est authentique et qu’il n’a pas subi de mani­pulation illicite. Grâce à ces mesures, les médicaments soupçonnés d’être contrefaits peuvent être contrôlés tout au long de la chaîne de distribution, c’est-à-dire ­auprès des grossistes, des pharmacies, des hôpitaux ou des médecins et, si nécessaire, retirés de la circulation.