La question de la liberté des adolescents de prendre de manière indépendante de leurs représentants légaux des décisions concernant les soins est un classique 
en éthique médicale. Dans les décennies récentes, l’accent a été mis sur leur capacité de discernement croissant avec l’âge et leur compétence décisionnelle (en tout cas, il est indiscuté qu’on doit prendre attentivement l’avis des enfants, même très jeunes, et en tenir compte). En Suisse, le droit de demander et recevoir (ou refuser) des soins est un droit dit strictement personnel, que le mineur doué de discernement exerce librement, y compris à l’insu ou contre le gré de ses parents. Des questions délicates à cet égard sont par exemple en rapport avec la contraception et l’interruption de grossesse; les réponses données varient selon les pays, voire, en Suisse, selon les cantons1. Parmi d’autres, surviennent des interrogations sur l’éventuel don d’organe par donneur mineur vivant, ainsi que sur l’assistance au suicide – en Belgique en 2016 il a été admis qu’un mineur pouvait légitimement requérir un tel geste (y compris euthanasie).