Les efforts en vue de garantir la qualité des soins sont vieux comme le monde. La protection des patients et l’engagement des professionnels de santé à appliquer des méthodes thérapeutiques efficaces ont toujours été au cœur des préoccupations. Dès le XVIIIe siècle avant J.C., Hammurabi prévoit, dans son Codex, des sanctions draconiennes pour les médecins qui blessent leurs patients ou utilisent des ustensiles sales [1]. On ignore toutefois si, ou comment ces sanctions ont été efficaces. Il n’en reste pas moins que des problèmes de qualité subsistent aujourd’hui. Dans sa publication To Err is Human [2], l’Institute of Medicine révèle qu’un nombre surprenant de patients souffrent des suites d’un traitement. Des études complémentaires menées dans différents pays ont malheureusement confirmé ce résultat (entre autres [3]). En Suisse aussi, on estime – selon les hypothèses choisies – entre 700 et 3000 cas de décès évitables après traitements hospitaliers [4].