Les bruits de bottes nucléaires ne peuvent être ignorés tant ils sont inquiétants. Les provocations nord-coréennes testent les limites de la tolérance internationale et américaine. Le régime nord-coréen et le président des Etats-Unis rivalisent ouvertement en rhétorique guerrière, alors que l’Inde et le Pakistan, dans leur permanent face à face hostile, sont armés jusqu’aux dents pour un conflit nucléaire régional. La réduction du nombre des armes atomiques durant ces dernières années a été plus que largement compensée par la modernisation des arsenaux [1, 2]. La question inquiétante est de savoir quels événements pourraient mettre en mouvement cette machine mortifère. La mauvaise manipulation d’un dispositif défensif [3] ou un conflit politique pourraient faire basculer l’équilibre instable de la terreur. Les effets désastreux des armes atomiques sont parfaitement connus [4, 5]: Hiroshima et Nagasaki. Rappelons que le respecté Marcel Junod, délégué suisse au CICR, a été le premier médecin étranger à être confronté aux horreurs d’une guerre nucléaire.