Ça y’est, première étape franchie! Avec l’adaptation du Code de déontologie de la FMH, la télémédecine est enfin sortie de l’ombre pour démarrer une existence propre. Et comme souvent, à choses nouvelles, obligations nouvelles. C’est ainsi qu’Alexander Zimmer conclut sa récente analyse publiée dans ces colonnes (2023;104(37):30–31): «L’adaptation du Code de déontologie de la FMH a scellé une étape importante vers l’intégration et le déploiement de la télémédecine en Suisse. Mais ces évolutions ne s’arrêteront pas là.» Non, elles ne s’arrêteront pas là, car les médecins qui pratiquent la télémédecine devront prouver qu’ils remplissent les mêmes exigences de diligence et de qualité que lors de consultations physiques, et qu’ils sont en mesure d’évaluer leurs propres limites. Limites qui ne cesseront d’ailleurs d’évoluer en fonction des dernières applications et dispositifs de la télémédecine. J’en suis bien consciente; le prestataire de télémédecine de SWICA, santé24, dont j’assure la direction médicale depuis près de dix ans, a dû démontrer à la direction de la santé du canton de Zurich, dans le cadre d’une étude de suivi de la sécurité des patients sur trois ans (2018–2021), que les patients traités par télémédecine ne présentaient pas un taux de complications et de mortalité plus élevé que les patients traités de manière conventionnelle. C’était, avec d’autres mesures d’assurance qualité dont l’élaboration de lignes directrices pour le diagnostic et le traitement par télémédecine (TELLs), l’une des conditions pour obtenir l’autorisation d’exercer en tant que premier prestataire proposant exclusivement de la télémédecine dans le canton de Zurich.