Mes enfants ont emprunté le Livre Guinness des Records 2024 à la bibliothèque de l’école. Ils sont fascinés par ces «exploits» au superlatif, tous plus insolites les uns que les autres. En le feuilletant, je suis tombée sur la double page consacrée aux records médicaux, parmi lesquels se trouvent celui de «la plus grande quantité de sang donnée par une femme», «le plus ancien cas d’amputation», «le plus grand nombre de prothèses posées en huit heures», ou encore un encadré jaune dédié au «patient le plus âgé à vivre dans un poumon d’acier»: l’Américain Paul Alexander. «En juillet 1952, une importante épidémie de poliomyélite a frappé Dallas au Texas (États-Unis), causant des dizaines de décès et paralysant de nombreux malades, ventilés à l’aide d’un appareil respiratoire appelé ‘poumon d’acier’. Paul Alexander, alors âgé de six ans, en faisait partie. Il a par la suite, malgré une dépendance quotidienne de plusieurs heures à la machine, obtenu son diplôme de fin d’études secondaires et étudié avec succès le Droit à l’université. À la tête de son cabinet d’avocats, il a représenté ses clients devant les tribunaux. Grâce à la technique de ‘respiration de la grenouille’, il aspirait de l’air en dehors de la machine. Aujourd’hui retraité, Paul Alexander utilise son poumon d’acier quotidiennement depuis 70 ans.» [1]