Figure 1: Cystoscopie dans le cadre d’un syndrome douloureux de la vessie de type 3C (correspondant à une cystite interstitielle «classique»). A) Lésion de Hunner typique avec cicatrice centrale et vaisseaux radiaires. B) Image typique du saignement «en cascade» après hydrodistension.
Auparavant, la recherche dans le domaine des douleurs pelviennes chroniques se concentrait essentiellement sur les mécanismes des organes terminaux périphériques, tels que les processus inflammatoires ou infectieux. Cependant, la recherche fondamentale et les découvertes cliniques ont clairement montré que de nombreux processus pathologiques se déroulent dans le système nerveux central (SNC). On considère aujourd’hui que dans ces syndromes douloureux, un stimulus périphérique, comme une infection ou un traumatisme, déclenche une série de manifestations consécutives. Celles-ci deviennent autonomes dans le cadre d’une modulation du SNC, indépendamment de la cause primaire. Outre la douleur, cette modulation s’exprime dans le cadre de divers autres phénomènes sensoriels, fonctionnels (par ex. miction ou défécation), comportementaux ou psychologiques. De telles manifestations propres à chaque individu constituent alors la base du diagnostic d’un syndrome douloureux [1].