Si l’exigence d’une prescription médicale n’est pas controversée en Suisse, la réglementation en matière de catégorie de remise y évolue néanmoins. Ainsi, dans la dernière révision de la Loi fédérale sur les produits thérapeutiques figure l’encouragement de l’automédication [1]. Le législateur a décidé de supprimer la catégorie de remise C et de modifier les quatre catégories résiduelles de remise. Swissmedic reclassifie ainsi des centaines de médicaments, mais les pilules contraceptives n’en font malheureusement pas partie (il n’est pas question ici de la pilule du lendemain). Demeurant en catégorie de remise B, les contraceptifs nécessitent en principe une ordonnance médicale [2]. Leur exclusion de l’assurance-maladie n’y change rien.